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 Récit ce qui manquait

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drus
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MessageSujet: Récit ce qui manquait   Mer 28 Mar - 0:25

Pont-en-Clerves



Cela faisait maintenant plus de 7 heures que le convoi avait quitté Valis. Le brouillard et un froid peu intense mais soutenu par un léger vent achevait de couronner un tableau déjà bien sinistre. Le repas de midi n’avait pas été un moment d’intenses échanges, chacun avait mangé dans son coin. En effet, durant cette halte l’atmosphère s’était avérée plutôt morose. Valdéris priait à voix basse, les yeux clos, une main serrée autour de son symbole sacré, l’autre tenant un livre de prières. Valdéril quant à elle, lisait un livre de contes emprunté à un des caravaniers avec un détachement maintenant coutumier. Rek, échaudé par les rebuffades de l’ensorceleuse avait remis sa tentative à plus tard et il devisait avec Fjald. Les duex compagnons dégustaient une chope de bière en discutant de temps à autre discrètement. Gisoril restait emmitouflé dans son manteau attendant le retour de Brân qui était parti inspecter les environs. Daphnee, elle, s’entraînait à quelques passes d’arme contre le Chevalier Brouillard… Finalement, il n’y eut guère que Fastock qui gigotait d’un caravanier à l’autre pour connaître les dernières nouvelles, mais il est vrai que pour un barde la connaissance est vitale (les rumeurs aussi).



A présent que la journée tirait à sa fin, s’ajoutait à cette ambiance morose la fatigue d’un voyage passé dans la vigilance la plus stressante qui soit.

- « la peste soit de ce brouillard ! » jura Fjad, bientôt suivi par un « jamais dit que c’était une mauvaise idée » de Rek…

Valderil était dans le chariot de tête et son air semblait aussi inquiétant que si une horde de monstres s’était tapis dans les futaies que l’on pouvait distinguer au delà du chemin dans la brume… Du moins c’est ainsi que le voyait Fastock qui ne se sentait pas trop à l’aise sur cette route. Il faut dire que le groupe n’avait croisé âme qui vive depuis que la rumeur sur la recrudescence d’attaques de convois avait passablement mis le gnome mal à l’aise, et il ne lui en fallait pas beaucoup.



Brân, au milieu du convoi, avait les sens en alerte et il fut le premier malgré la distance à discerner le bruit. C’était un clapotis lointain d’abord, puis de plus en plus fort… et régulier. Vadéril arrêta la voiture et descendit lorsqu’il le perçut également. Le bruit devint très audible…

« Un cheval » fit Brân qui venait d’apparaître à côté de Valdéril et Valyria, le paladin ne tiqua pas mais la magicienne sursauta au son de la voix grave du jeune homme.

-« ça ne vous arrive jamais de vous faire annoncer, vous m’avez fichu une de ces frousses ! »

-« désolé » répondit le rôdeur sur un ton monocorde « celui qui chevauche à une pareille allure dans une pareille purée de pois est complètement inconscient » poursuivit-il.

-« ou bien il sait que nous sommes là « ajouta Valyria.

Elle n’eut pas à demander, chacun avait déjà apprêté ses armes le martèlement des sabots était tout proche. Lorsque enfin le cavalier apparut il avisa juste à temps les voyageurs et tira sur les rênes comme un désespéré manquant se faire projeter contre le chariot de tête. Apalis le maître de caravane lui hurla force injures, mais le cavalier, un jeune homme aux cheveux brun foncés et à la mine tirée ne l’écouta point et se rangea sur le côté pour laisser passer le convoi ; néanmoins, il semblait visiblement très pressé car il tapotait nerveusement sur le pommeau de sa selle.



- « Holà qui êtes vous donc pour prendre des risques aussi insensé sur la route ? » dit Valdéril qui s’était approché de lui

- « Courrier Monsieur et qui ne souffre aucune attente »

-« Courrier et quel sorte de courrier ? » ajouta Valyria

-« Cela ne vous regarde pas » cracha sèchement le messager, « l’éthique de ma profession implique le secret absolu »

- Valyria qui n’avait visiblement pas l’habitude qu’on lui parle de façon aussi abrupte était devenue rouge de colère, Valdéril lui posa une main sur son bras pour lui signifier de se calmer.

-« Il est aussi de coutume que les messagers se montrent plus courtois envers les voyageurs, je n’aime pas le ton que vous employez ! »

-« mon ton me regarde Monsieur, je suis un honnête travailleur et n’ai pas l’intention de me laisser dans ma mission par qui que ce soit et sauf votre respect votre compagne n’a pas à me questionner comme un vulgaire bandit ! »

-« Il est louche, on devrait vérifier son courrier, c’est peut être un bandit déguisé » dit Valyria à voix basse

-« je n’aime point non plus son attitude, mais ce type de pratiques est intolérable et nous n’avons pas de preuves… » Lui dit le chevalier à voix basse

-« tu attends que ses copains planqués dans les fourrés et qui ont eut cinq bonnes minutes pour nous ajuster te donnent la réponse ? » répondit de manière cinglante l’ensorceleuse.

-« On s’en fout ! »

-Valyria réprima un nouveau cri d’effroi, c’était Rek qui venait de se poster derrière eux…

-« arrêtez cela ou je ne répond plus de rien ! » fit la jeteuse de sorts reprenant son souffle une main sur le cœur.

« Désolé mademoiselle mais je pense que vous ne devriez pas attacher à ce malandrin plus d’importance qu’il n’en a. Mais vous tremblez ! Vous avez froid ? Je peux vous prêter mon gilet et même d’avantage… »

« Non inutile vraiment, mais merci de votre prévenance mon bon Rek. Bon très bien laissons-le, mais vous verrez que j’ai raison, il était louche. Enfin… »

Dés le dernier chariot passé le cavalier fonça à bride abattue et disparu dans le brouillard laissant l’ensorceleuse songeuse…

La caravane repris sa route. Après quelques heures encore, le groupe se dit que Pont-en-Clerves ne devait plus être très loin, mais le brouillard rendait toute estimation difficile.

Brân entendit alors des voix, tout le monde prêta l’oreille… Des rires et des discussions, visiblement des gens qui ne cherchaient pas à être discrets. Rapidement on distingua des formes sur la droite, quatre hommes. Les aventuriers étaient sur le qui-vive. Les hommes étaient grands et bien bâtis, ils portaient des tuniques simples et une hache… Des bûcherons sans doute… ou des ruffians.

« Bien le bonjour » fit le premier d’entre eux, un type à la barbe et aux cheveux en bataille.

« Sa fait du bien de voir un nouveau convoi, j’espère que vous avez fait bon voyage ? »

« Très bon merci », répondit froidement Valyria « et vous êtes ? »

« Je me nomme Matthieu, moi et mes compagnons nous revenons d’une journée de dur labeur dans la forêt, il nous reste encore quelques arbres à couper et nous pourrons rentrez chez nou.

« J’en déduis que Pont-en-Clerves est toute proche alors ? »

« Mais oui à environ 15 minutes d’ici en suivant la route. Maintenant veuillez nous excuser, nous avons encore un peu de travail. »

« Les types traversèrent le convoi passant à côté des aventuriers toujours vigilants.

Assis sur une caisse de fruits rouges entrain de mangé une pomme Fastok observa que les hommes en questions semblaient intéressés par le contenu des chariots car ils jetaient des coups d’œil discrets mais appuyés au passage. Ils avaient l’œil pour ce genre de détails. Il sentit l’espace d’un instant une tension presque imperceptible, pourtant même Rek avait la main crispée sur la garde de son armeet Fjald posait un regard calme mais inquisiteur sur les nouveaux venus. Il semblait que quelques chose pouvait se produire a tout moment. Mais finalement les paysans repartirent dans la forêt de l’autre côté. Fastok souffla, et se dit que sa méfiance n’avait doute pas lieu d’être. Le convoi repris sa route, mais Fjald et Valyria eux conservaient cependant un air renfermé, et ils ne quittaient pas des yeux la futaie embrumée.

Au final, il ne se passa rien de notable et, à la vue du moulin à eau de Pont-en-Clerves, ce qui restait de tension se dissipa et les compagnons se détendirent enfin : ils avaient accompli leur mission.

La bourgade de Pont-en-Clerves avait l’air insouciant, mais pourtant fragile de toutes ces communautés fermières de Damarie. L’obscurité se faisait de plus en plus présente, le froid était mordant les compagnons n’avaient qu’une hâte se reposer au près d’un bon feu. Rek, en mercenaire avisé et expérimenté fût le premier à rompre le silence : « Bon ben au lieu de ré vasé si on allaient récupérer notre or ? A moins que sa ne vous intéresse plus ? Dans ce cas je me ferais un plaisir de vous débarrasser de ce poids. »

« Cela vous ferait très plaisir, mais non merci. » répondit Valyria.

Après avoir demandé leurs chemin à un passant, les aventuriers se retrouvèrent devant une grande bâtisse un grès rose à la charpente robuste et possédant plusieurs dépendances : le siège locale de la guilde des marchands.

Un jeune valet en livré de la guilde offrit une bière (qui arracha un grognement de contentement à Fjald) au mercenaires fourbus, le tout au coin d’un feu agréable et assis sur des sièges aux conforts moyen mais qui leurs semblaient ce du palais d’un sultan Calimshite.

Au bout de 10 minutes un petit homme à l’allure de fouine, entièrement chauve et au dos voûté se présenta à eux :

« Bien le bonjour » entama t’il sur un ton obséquieux et presque moqueur « je me nome Ritius, je dirige cet établissement. Vous êtes nouveaux ? Je ne vous est jamais vu ? »

« En « effet répondit Rek c’est la première foi que nous venons ici mais nous ne sommes pas à notre première escorte, enfin pour certain… »

« Je vois, voici la prime de transport promise. Si vous cherchez d’autres travaux du même genre je peux vous en proposer. »

« Pourquoi pas, pour quand ? » interrogea Rek.

« La semaine prochaine, à partir de mardi. »

« Nous étudierons la questions car nous pensons rester ici quelques temps. »

« Très bien, vous savez ou me trouvé. Je vous souhaite une bonne continuation. L’auberge du maire de la ville, Jarel Kanrov est la seule de Pont-en-Clerves mais elle est confortable.



Ainsi renseigné nos compagnons se dirigèrent vers l’auberge qu’ils avaient repéré auparavant en traversant le village. Un homme robuste, la quarantaine au vêtements fonctionnels mais élégants accompagné d’un soldat, à la mine renfrogner et arborant une épaisse moustache se portait à la rencontre de notre petit groupe.



-« salutations aventuriers, je suis Jarel Kanrov, maire de ce village, moi et le capitaine Karos ici présent avons crus bon de vous rappeler les règles de la bonne tenue en ville… »

-« nous connaissons déjà ces règles et je vous assure quelles seront respectées à la lettre. Puisque vous êtes Jarel Kanrov, alors vous êtes celui que nous recherchons » répondi Valdéril « c’est le gouverneur Antonus Belzar qui nous envoie à vous Monsieur, nous venons vous délivrer ce pli de sa part et nous mettre à votre disposition pour enquêter sur l’affaire des brigands »

-« mais tu crois pas que ce serait… Aïe ! » Commença Rek rapidement coupé par un coup de pied de Valyria. Et suivi par un gloussement amusé de Fjald.

-« vous êtes envoyés par Belzar ? Parfait, alors nous sommes particulièrement heureux de vous voir n’est ce pas Menéius ? » Répondit le bourgmestre en regardant le capitaine « je vous invite à poursuivre cette conversation dans mon auberge, il fait froid ici et la nuit va tomber dans quelques dizaines de minutes. Si vous voulez bien me suivre, c’est par ici.

Attablé devant des thés sucrés chauds, nos aventuriers se laissaient bercer par la chaleur de la grande salle de l’auberge de Jarel. L’établissement n’était pas un palace, mais il avait un charme champêtre qui ne laissait pas indifférent. Quelques gens du commun jouaient aux cartes. Valyria les détailla au départ assez succinctement puis remarqua que tous partaient des haches, des bûcherons… » Tiens, tiens, se dit-elle mais aucun ne ressemblait à ce que le groupe avait croisé précédemment.

-« ces manants sont des filous rusés. » dit le maire « nous ne savons pas du tout ou ils se trouvent et les recherches se sont révélées vaines jusqu’à présent. »

-« pourquoi faire appel à des aventuriers alors ? » rujis un homme d’environ quarante ans au visage sinistre et à la barbe noire qui était attablé au bar. « Ce sont des gens comme ceux là qui déshonorent notre nation et qui maintiennent l’anarchie. »

-« je sais ce que tu penses Zédicar mais tu dois comprendre que… »

-« toi tu ne comprends rien Jarel, je t’ai dit que je ne cautionnait pas çà et je ne l’admettrait pas » sur un dernier regard venimeux aux compagnons, il sortit.

-« excusez le, Zédicar, n’aime pas les étrangers et encor moins les aventuriers, mais c’est un brave type. »

-« si vous le dite … » répondit ironiquement Valyria.

-« bien je vais donc vous exposer tout ce que nous savons sur ces brigands. Ils sont quelque part dans les environs c’est certain mais nous n’avons jamais découvert leur campement, ils sont rusés et ils ne laissent jamais personne de vivant derrière eux. »

-« leurs attaques ne suivent aucune logique, ils peuvent s’en prendre un jour à un convoi vers Clèrves et ne plus agir pendant un temps avant d’en attaquer un autre partant vers Valls… » Ajouta Karos.



-« dites moi M. le maire, je ne voie pas les 4 bûcherons que nous avons vus à 3km de la rivière ce matin, ils ne sont pas encore rentrés ? » demanda tout à coup Valyria.

-« quels bûcherons ? » j’ai interdit aux bûcherons de travailler aussi tard tant que le problème des bandits n’aura pas été résolu, ils étaient tous rentrés depuis 2h avant que vous n’arriviez ! » Répondit le bourgmestre visiblement surpris.

-« tiens don… » Et elle décrivit au bourgmestre les étranges rôturiers qu’ils avaient rencontré avant d’arriver au village. Jarel assura ne jamais les avoir vu ici.

-« c’étaient eux ! » cria Valyria en donnant un coup de poing à l’épaule de Valdéri, « on aurait pu les avoir ! Ah tu es fier de ne pas m’avoir écouté hein ?! Une fois de plus tu n’en as fait qu’à ta tête ! Hein ?! » Le paladin n’en menait pas large.

-« Bah, vous ne pouviez pas savoir, et puis ce qui est fait est fait. Je suis certain que ces malandrins avaient pris leurs dispositions au cas ou vous les auriez attaqué » dit Karos posément. Je suis sûr que vous aurez une autre chance de les coincer ».



La discussion se poursuivit ainsi pendant plusieurs minutes Daphnée cherchant notamment à en apprendre le plus possible sur les lieux d’attaques et les éventuels tactiques employées par les bandits. Alors que Rek s’ennuyait ferme et avait du mal à se tenir éveillé et que la troisième tournée de boissons se préparait, une volée de sanglots déchirants coupa court aux conversations. Deux femmes venaient d’entrer dans l’auberge.

L’une d’elle, une ravissante jeune femme aux cheveux blonds courts et arborant une robe blanche ains que le symbole d’Illmater soutenait un autre femme, plus âgée elle (la trentaine) visiblement éplorée. Le maire se leva immédiatement pour aller voir ce qui ce passait.



Il fallut que Fjald referme la mâchoire tombée de Rek lorsqu’il vit la jeune femme en blanc.

« Elle est tellement belle ! » dit il.

« Groumph ! Tu crois que c’est le moment ?! » Gronda Fjald.

« Non, je veux dire que nous pourrions peut être les aidés … »

« Tiens donc ? Toute à coup sa t’intéresse d’aidé les gens ? »



Jarel discuta un moment à voie basse avec les deux femme puis il tourna la tête vers les aventuriers, poursuivit sa discussion encore quelques minutes, puis pris congé d’elles avant de retourné voir les compagnons.
















Dernière édition par le Mer 28 Mar - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Récit ce qui manquait   Mer 28 Mar - 0:25

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- « Nous allons le retrouver monsieur le maire je vous le promets » dit Valdéril avec détermination

Pour une fois on n’entendit pas le traditionnel « et voilà ! » de Rek qui ne semblait pas vouloir détourner le regard de la prêtresse qui s’éloignait…quoique son regard portait plus bas.
- « Reeeeek ! » hurla Fjald

- « euh oui, bien sûr ! On va le sauver, le triomphe du bien tout ça… » dit il encore dans les nuages.
- « il n’est pas trop tard pour se mettre en route si on a un point précis où aller et pas trop éloigné » dit Brân
- « le mieux serait de commencer par la cabane du rôdeur, s’il a disparu au même moment, il se peut qu’on trouve quelque chose là bas, c’est le seul point de départ que nous ayons » ajouta Valyria.
- « Sa cabane est dans le bois, elle n’est pas facile d’accès, vous en avez pour une demi-heure au minimum »
- -« Plus la recherche, plus les imprévus on n’aura pas le temps avant que la nuit nous tombe dessus » marmonna le rôdeur
- « les imprévus ??? Quels imprévus ?? De quoi tu parles » dit Fastok effrayé.
- « Je rappellerais aussi que notre mission principale concerne les brigands, la garde peut se charger des recherches » rajouta Valyria terre à terre.
- « mes gardes mettront plus de temps, ils ne sont pas formés à ça, ce sont des soldats »
- « C’est quoi ces imprévus ??? » insista Fastock qui peinait à en placer une
- « nous avons deux bons pisteurs avec ma sœur, nous sommes plus qualifiés pour ce travail » répondit Bran à Valyria.
- « Mouais mais on ne devra pas y consacrer trop de temps, si on s’en occupe demain, il faudra mettre les bouchées doubles, si une nouvelle attaque se produit parcequ'on a attendu... » dit l’ensorceleuse
- « elle est belle …. » dit Rek pour lui-même encore tout émoustillé, Fjald poussa un grognement discret
- « BON SANG VOUS ALLEZ ME DIRE DE QUELS IMPREVUS IL S’AGIT !!!?? » cria Fastock excédé, sans doute plus fort qu’il ne l’aurait voulu. Tout le monde s’arrêta de parler pour fixer le gnome qui se sentit tout à coup bien seul…
- « SILENCE FASTOCK ! » crièrent-ils quasiment en cœur
- « bon ok, fallait le dire que c’était secret pas la peine de s’énerver… hé hé… euh…hem… » répondit il avec un rire jaune qui ne fit pas vraiment sourire ses interlocuteurs qui reprirent leurs conversations

La décision fut prise, à la grande joie de Jarel, que le groupe consacrerait la journée de demain à la recherche du garçon. Brân s’en fut immédiatement dans sa chambre pour préparer ses affaires pour demain, Gysoril le suivit en piaillant de joie. Valdéril et Fjald allèrent chez Ritius récupérer les renseignements sur les attaques : horaires, type de marchandises, personnes embauchées etc… Ils durent faire vite car la fermeture n’allait pas tarder.
De son côté Fastok accordait son instrument tout en racontant une histoire à un groupe d’enfants captivés. Daphnée, quant à elle se posa tranquillement à une table pour décompresser de cette journée stressante. La pire chose pour un guerrier c’était l’attente, l’anticipation du combat qui fait se mélanger la peur et l’excitation, et en l’occurrence c’était encore plus désagréable lorsqu’au final il n’y a pas de combat ! Ce moment de calme était pour elle, pas de discussion, pas de dispute, un peu de solitude dans son coin de salle, elle ferma doucement les yeux, ce n’était pas du sommeil, rien que l’agréable sensation de pouvoir enfin se relâcher….

La chambre était sobre mais propre, une fenêtre aux volets fermés, une table, une armoire, un coffre dont Jarel lui a remis la clé et un lit aux draps blancs recouvert d’une épaisse fourrure d’ours qui ne serait pas de trop. Rek sauta sur le lit avec un soupir de soulagement, ses rêves ne seraient pas déserts cette nuit !

Le lendemain matin, aux aurores, l’ensemble du groupe se leva tant bien que mal, se prépara et descendit dans la salle commune. Brân et Gysoril étaient déjà prêts, équipés de pied en cape et affichaient une fraîcheur manifeste.
- « bon sang comment ils font pour être aussi énergiques ces deux là ? » se demanda Rek.
Fastock descendit le dernier et presque à reculons.
- « dites j’ai eu une idée, le mieux ça serait que quelqu’un reste derrière, ou même plusieurs, on n’a pas besoin d’y aller tous non ?....non ? »
Le silence était éloquent
- « c’était une suggestion bien sûr » rajouta le gnome en descendant l’escalier et en passant le premier la porte.
La compagnie sortit sans un bruit à sa suite. Elle parcourut les ruelles brumeuses du village, le froid était mordant, et tout le monde se félicita d’avoir écouté les conseils de Brân avant de sortir. L’automne damarien n’était pas tendre, et moins encore ici sur les contreforts…. Une voix retentit derrière nos amis
- « Attendez !»
C’était la prêtresse. Elle accourait avec un sac à dos. Elle avait troqué sa robe blanche contre une tunique de voyage grise plus approprié …et plus moulante
- « vision de bonheur » murmura Rek
- « c’est pas le moment de laisser ton autre épée te guider ! » lui grogna Fjald
- « mais qu’est ce que tu racontes ? C’était juste une observation, on fait ça avant tout pour la pauvre mère éplorée. » répondit le bretteur
- « ouais, à d’autre ! » ricana le nain
- « je viens avec vous, je connais le chemin, nous gagnerons du temps. Et je veux savoir aussi ce qui s’est passé »
- « c’est une joie de vous comptez parmi nous » dit Rek avec un sourire flagorneur
- « vous êtes la bienvenue, mais cela pourrait être dangereux » ajouta Valdéril
- « je sais me défendre ne vous inquiétez pas »
- « très bien » dit Brân, qui se retourna sans rien ajouter de plus et reprit sa marche avec énergie, sa sœur sur les talons
Bientôt notre groupe d’aventuriers s’enfonça dans la forêt.

La forêt à l’ouest de Pont-en-Clèrves était ancienne, des sapins et autres résineux majestueux la composait. Elle était très accidentée et vallonnée seulement striée de ruisseaux furieux coulant des montagnes des Galènes au loin, l’endroit idéal pour se cacher. En avant du groupe, Brân et Gysoril menaient la danse, ils observaient avançaient puis se consultaient d’un regard avant de faire signe de les rejoindre. Après 40 minutes de marche, nos amis arrivèrent devant la cabane du rôdeur Arhin, une grande cabane cela dit, en bois solidement bâtie et pourvue de lourdes portes. Les volets étaient fermés.
- « c’est fermé à clef, va falloir la crocheter...ou la défoncer » dit Brân
- « Rek ! » appela Fjald
- «quoi ? Pourquoi moi ? Bon ok »
- « euh non, ce ne sera pas utile » coupa la prêtresse exhibant une clé et peinant à dissimuler le rouge qui lui montait aux joues. Elle n’ajouta rien et un silence tomba, mais tout le monde compris qu’elle devait être très intime avec Arhin. Personne ne voulut lui poser d’avantage de questions et le groupe entra dans la bâtisse….sauf Rek qui restait seul sur le seuil
- « fichtre j’ai un concurrent ! Merde ! » pestait-il
- « tu viens ? »
Le bretteur sursauta, c’était le nain qui venait de le tirer de ses grommellements.
- "de toute façon, il peut pas être plus beau que moi" se rassura-t-il à voix basse avant de suivre son ami.
La pièce était en désordre mais personne n’était passé. Un bol de lait avarié trônait sur la table. Une fouille rapide de la chambre et du cellier n’apporta aucune réponse. Brân sorti avec Gysoril, ils examinèrent le sol devant la cabane, puis passèrent derrière celle-ci (elle était quasiment adossée à un amoncellement rocheux. Les deux firent signes aux autres qu’ils avaient trouvé des traces, celles d’un enfant qui suivaient un petit sentier se perdant dans les bruyères et passant derrière l’amas rocheux.
Le groupe se porta à leur rencontre, la prêtresse semblait nerveuse, et avait du mal à dissimuler son inquiétude.
- « si mes souvenirs sont bons il y a un plan d’eau par là » dit elle.
Ils suivirent le sentier pendant un quart d’heure avant d’arriver à l’étang. C’était une petite étendue d’eau d’à peine 25 m de diamètre, alimentée par un ruisseau de montagne et entourée de hautes herbes et de bruyères.
Brân était arrêté et attendait le reste de ses compagnon, il désigna un endroit sur sa gauche.
- « il y a eu un combat ici. Il y a du sang, et j’ai trouvé ceci » il montra un carreau d’arbalète.
- « nous ferions mieux de nous tenir sur nos gardes et de chercher d’autres traces » dit Valdéril « ne vous éloignez pas trop »
Chacun se mit à rechercher des indices dans la zone, quand Rek appela : « ici ! J’ai trouvé…quelque chose ». Alors que tout le monde approchait, il se tourna avec une mine triste et contrite qui ne lui était pas familière et dit à la prêtresse « je suis désolé »
Elle comprit et avança découvrant ainsi le cadavre d’Arhin.
« Oh non, non ! Par Lathandre pas ça ! » et elle commença à sangloter. Tout le monde respecta sa douleur et ne parla pas.
Finalement Valdéril posa sa main sur l’épaule de la jeune femme
- « venez, je comprend votre douleur, mais il faut retrouver le garçon ainsi que ceux qui ont fait ça. Ces meurtriers seront punis je vous le promets ».
Elle hocha la tête en ravalant ses larmes
- « oui vous avez raison, aidez moi à le ramener chez lui. »
Fjald et Daphnée vinrent soulever le corps du rôdeur, il avait été touché par de nombreux traits d’arbalète, le nain en déduisit qu’il ne devait pas avoir été tué sur le coup, plutôt laissé pour mort, il a succombé à ses blessures vraisemblablement hier en fin d’après midi ou durant la nuit, ses ennemis devaient être pressés. Pendant ce temps Brân revint en courant et parla à voix basse à l’oreille du paladin.
- « j’ai trouvé beaucoup de traces sur l’autre rive, et 2 partant d’ici, il devait y avoir une dizaine de personnes là bas »
- « sans doute nos brigands », répondit Valdéril
- « eux ou d’autres… Mais c’est bien possible oui »
- « et ? des traces du garçon ? »
- « oui en effet, il semble que le garçon soit tombé sur ces brigands avec le rôdeur, ce dernier a vraisemblablement couvert sa fuite, Gysoril est en train de rechercher les traces du petit. Espérons que le sacrifice d’Arhin ne fut pas vain car les types se sont lancés à la poursuite de son protégé sans aucun doute ».

Le rôdeur ramené dans sa cabane, on plaça un drap sur son corps et tout le monde se retrouva à l’étang.
- « merde, ça calme. Je vais baisser pavillon je crois, c’est pas le moment » se dit Rek tandis qu’il remontait le chemin.
Gysoril avait trouvé les traces du garçon, suivies par celles des brigands. Tout le monde se mit en marche dans la direction indiquée par la druidesse. La compagnie était tendue : tout le monde avait sorti ses armes et scrutait les bois avec application, Brân et Gysoril tâchaient de démêler les traces du groupe de brigands de celles du garçon. Au bout de 10 minutes le groupe pénétra dans un vallon escarpé et fut peu à peu cerné par une brume à couper au couteau, un froid surnaturel venait de tomber sur nos aventuriers.
- « par Clanggedin il fait aussi froid que dans le cœur d’Auryle , c’est horrible, et l’atmosphère est malsaine » dit le nain
- « je l’ai ressenti aussi Fjald, je sens la présence du mal ici. » répondit Valdéril
- « ooh ça c’est pas bon » gémit Rek,
Fastok serrait la robe de Valyria qui le chassa d’un coup de pied.
- « ça serait nos amis ?? » demanda Fjald
- « nan c’est autre chose. C’est le lieu qui exsude cette malfaisance, on les a déjà rencontré ces brigands et ils ne dégageaient de loin pas une telle noirceur, c’est autre chose, autre chose… »
- « Oui je confirme » c’était Brân « ils ont abandonné la poursuite ici et sont partis » il désigna des traces au sol.
- Tout le monde se rapprocha et dans la brume une silhouette imposante se détacha, une statue représentant un nain en armure de plate les mains posées sur un puissant marteau, bien qu’abîmé, l’aura d’autorité qu’il dégageait restait vivace, même dans cette noirceur. Fjald avança et contempla la statue, il ôta son casque et murmura des parole en detekh à voix basse
- « Alak angkas erd asad Moradin » il s’inclina et se tourna vers le groupe « Moradin, père de tous les nains, il y a sans doute une bâtisse de notre peuple non loin, c’est courant que de marquer notre présence par une statue ».
- « oui c’est vrai » ajouta la prêtresse « je m’en souviens maintenant, je ne suis pas d’ici alors je n’ai pas fait le rapprochement tout de suite ; mais un vieil homme m’en a parlé un jour, c’était une tour de garde naine qui jouait un rôle d’avant poste pour les nains des Galènes, elle a été prise et ses occupants massacrés. Elle a une très mauvaise réputation car on dit qu’elle est maudite.»
- « oh non ! Et voilà ! Des problèmes ! » s’écria Rek,
- « oh ça va hein, on a encore rien vu » le rabroua Fjald,
- « mais ça va venir, tu verras » répondit le bretteur sinistre.
- « on continue » dit le paladin qui les dépassa pour rejoindre Brân. Daphnée le suivit, anticipant un bon combat, Valdéril regarda Brân qui le fixa également et hocha la tête avant de retourner à sa place en tête de file.


La tour était bien là, se dressant dans la brume. L'atmosphère malfaisante était pressante auprès de l'ouvrage. A en juger par son état, cela faisait bien longtemps que personne n'avait foulé son sol...jusqu'à hier, car Brân confirma que le garçon était entré dans la tour. Nos amis, l'appelèrent, sans succès, seul le croassement d'un corbeau leur répondit au milieu du silence oppressant de l'endroit. Il allait falloir entrer...

























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